mars 6th, 2010
Xavier de Saint-Guillaume : c’est sous ce pseudonyme qu’un collectif de cadres de collectivités détenues par la droite publie ce matin, dans Le Figaro, un article au vitriol sur la gestion socialiste des Régions. Voici quelques morceaux choisis de ce décryptage acéré du socialisme régional :
Comment la gauche gouverne… Alors que le pouvoir de droite est classiquement détenu de manière forte par le Président, la gauche, fragmentée en courants divers, instaure le plus souvent un gouvernement local à 10 ou 12 têtes. Dans ce nouveau paysage, le nombre de collaborateurs du Président et des nouveaux vice-Présidents, bien que réglementairement limité, est souvent augmenté grâce à différents artifices (créations de nouvelles directions, recrutements de vrais-faux chargés de mission).
Pourquoi il n’y a pas de stratégie…C’est que le mode de gouvernement local de gauche est tributaire de trop d’ambiguïtés pour engager une véritable stratégie. Le fractionnement du pouvoir entre de nombreux élus aux sensibilités souvent très différentes rend aléatoire la cohérence entre les différentes politiques sectorielles. Voir son budget réduit, c’est voir sa ligne politique personnelle contestée, d’où la forte tendance au saupoudrage des aides publiques.
Les apparences et l’image. La communication glorifiant la collectivité est la dernière figure incontournable de la pratique des collectivités de gauche. On objectera que cette communication n’est pas si efficace puisqu’elle ne parvient pas à faire connaître la majorité des Présidents de région (…). Il n’empêche que la perception d’un travail sérieux des collectivités de gauche prévaut dans l’opinion, et que l’idée de contrebalancer un pouvoir national de droite par un pouvoir local de gauche paraît opportune à une bonne partie de l’électorat (…).
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mars 2nd, 2010
Faire vivre le débat: c’est l’une des vocations de ce blog. Vous pourrez donc lire plus loin une lettre ouverte aux médias et aux élites politiques . Elle a été écrite par ma collègue Nedjma Bou-Tlélis et Anis Limami, qui est l’un des acteurs du dialogue interreligieux à Angers. Elle propose un autre regard sur les polémiques de ces dernières semaines et invite à la réflexion sur ce qu’ils appellent la “diversité républicaine”.
Excusez-nous de vous perturber en ces périodes d’élections régionales, mais nos oreilles et nos yeux sont constamment heurtés par des propos non équilibrés. Tous les jours vous contribuez à alimenter une véritable cascade de fantasmes et d’imaginaire sur une partie de nos concitoyens français de confession musulmane.
Minarets, burqa, identité nationale, candidate NPA, … toutes les occasions de pointer la population musulmane de France sont opportunément saisies et surmédiatisées, ce qui finit par installer de façon insidieuse le rejet de l’autre !
Stigmatiser 5 millions de la population française conduit à nourrir la peur sur cet ‘autre’, cet ‘inconnu’. Et l’histoire a déjà démontré les ravages de ce type de comportement.
Avez-vous pris le temps d’imaginer les conséquences que cela engendreraient auprès des enfants héritiers de la culture musulmane? La société, les politiques et les médias leur renvoient sans cesse l’image que la culture dont leurs parents sont issus, en somme une part d’eux-mêmes est violente, négative, hors-la loi, hors norme, insoluble dans la république…, comment un adolescent peut-il se construire dans une atmosphère de rejet ?
Les médias n’équilibrent pas les propos, et les élites politiques saisissent la trop belle opportunité pour aller chercher les voix endormies. Alors, se joue la scène habituelle, où la droite se réconcilie avec la culpabilisation de l’immigré et la gauche avec la victimisation de ce dernier.
Egarées sur des sujets marginaux et bien éloignées des préoccupations majeures de notre pays : emploi, pouvoir d’achat, logement, avenir pour nos jeunes…, nos élites politiques, soutenues par les médias, semblent autistes aux besoins réels des français.
Face à ce silence coupable des forces vives et démocratiques, nous devons réagir.
Lorsque TNS SOFRES publie que « 93 % des français reconnaissent vivre dans une société où il y a une grande diversité des origines et des cultures et 77 % estime que c’est une bonne chose », nous pouvons nous demander pourquoi autant de décalage entre les citoyens et les élites politiques ? Sont-elles en phase avec leurs électeurs ?
N’invitons pas la peur et le rejet à la table des discussions et des échanges pour un mieux vivre ensemble ! N’entrons pas dans la victimisation de la population musulmane !
Mais abordons de façon équilibrée la question de la diversité républicaine. Elle ne peut pas trouver de réponses à travers des commissions construites sur des faits divers ou des émotions. La réflexion doit se construire dans le temps avec les bons acteurs et les partis politiques doivent repenser la représentativité de leur liste et mettre fin aux castes politiques. Faire évoluer les mentalités suppose que chacun puisse prendre place et y contribuer!
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mars 1st, 2010
C’est la dernière ligne droite avant le premier tour des élections régionales, le 14 mars. La campagne officielle commence aujourd’hui. Les programmes vont arriver dans les boîtes aux lettres. Une chose est sûre : celui de Christophe Béchu ne changera pas entre les deux tours. A l’inverse d’une gauche émiettée, qui devra, en toute vitesse, boucler un projet et faire l’union de ses listes pour le 21 mars.
Vous pouvez lire ci-joint les 10 propositions phares de Christophe Béchu pour notre région. Economie, transports, éducation, développement durable, santé : il faut rompre avec le saupoudrage à outrance qui a caractérisé l’action régionale depuis 6 ans. Il reste 15 jours pour convaincre les électeurs ligériens de la nécessité d’une alternance à la tête de la Région. Le changement est entre nos mains !
Agir-vraiment_programme[1].pdf
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février 26th, 2010
Deux ou trois brèves ici ou là, la chronique de Serge Moati ce matin sur Europe 1, une interview dans Le Monde, mais rien de plus : le rapport du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, n’a pas intéressé grand monde cette semaine. Rappelons que c’est vers le médiateur que les citoyens se tournent lorsqu’ils sont en conflit avec l’administration : il est donc bien placé pour observer notre société.
Delevoye, gaulliste à la fibre sociale et élu expérimenté, n’y va pas par quatre chemins : « La France a de bons amortisseurs sociaux. Mais je ne peux que constater que l’angoisse du déclassement augmente. Sont déjà confrontés à cette réalité un certain nombre de nos concitoyens, ceux qu’on ne connaît pas, que parfois on ne soupçonne pas, et qu’on peine à dénombrer, formant la France des invisibles. J’estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 près ». Et Delevoye d’ajouter que « la boîte à outil de l’Etat » n’est plus adaptée pour faire face à cette déflagration sociale.
Ce cri d’alarme doit faire réfléchir à ce que Delevoye appelle, après bien d’autres, « le vivre ensemble ». Mais n’est-ce pas d’abord cela la politique ?
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février 22nd, 2010
Dans le journal municipal, notre groupe revient évidemment sur l’affaire des Berges de Maine:
La réappropriation des rives de la Maine s’inscrit au cœur de l’avenir de notre Ville. Nous voulons plus que jamais accompagner ce projet d’envergure et inscrire notre vision dans le temps, pour les décennies à venir. Qu’il s’agisse de la question de la mobilité ou de l’aménagement des 300 hectares définies pour le projet, la hiérarchisation des actions dans le temps et dans l’espace est le fondement même de la réussite d’un projet d’une telle importance.
Avant tout, la réorganisation des flux de circulation est indispensable: le projet des voies sur Berges ne peut évidemment être envisagé sans un traitement global des questions de mobilité: voitures, transports en commun, vélos, piétons… et ce pour l’ensemble des habitants de l’Agglomération. Cette question doit évidemment tenir compte des habitudes et des modes actuels de déplacement, mais elle doit aussi anticiper les évolutions prochaines.
Il existe, de notre point de vue, trois impératifs avant de penser sérieusement à s’approprier les rives de la Maine : Mettre en place une liaison Sud pour résorber la circulation de la Ville en général, et des voies sur berges en particulier ; Réaliser la 2nde ligne de tramway ; Redéfinir le Plan Local d’Urbanisme
Comment, en effet, définir l’aménagement des voies sur berges sans connaître le tracé et les effets de la 2nde ligne de tramway, et sans trouver une alternative à la circulation de l’actuelle rocade?
Une chose est sûre : sans ces trois préalables, les Angevins connaitront des années de « galère » pour se déplacer.
L e Maire a enfin concédé, lors de la réunion publique du 3 février dernier, que le projet des voies sur berges n’allait pas sans liaison Sud. Or, cette dernière n’en est qu’aux prémices de la concertation. Autrement dit, rien est fait. Quant à la 2nde ligne de tramway, sa construction a été récemment repoussée jusqu’au prochain mandat pour des raisons financières.
Et pourtant, à en croire le calendrier présenté en réunion publique, Le Maire entend arrêter le projet définitif dans un an au plus tard (mars 2011). Où est la cohérence? Où sont les priorités? Où sont mesurées les conséquences pour les Angevins?Force est de constater que la majorité en place n’a aucune vision globale du projet et de ses conséquences sur le quotidien des Angevins. Le Maire use et abuse du double discours. Ce dossier n’est encore qu’un effet de communication.
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février 21st, 2010
« Martine Aubry a déjà repeint la France en rose comme si la politique relevait de la décoration d’intérieur » : la semaine dernière, à Toulon, le Ministre Hubert Falco a croqué d’un trait saisissant l’objectif du PS de prendre les rênes de toutes les régions.
Mais la Rue de Solférino n’a plus qu’à ranger pinceaux et pots de peinture. Car le grand chelem rêvé n’aura pas lieu. Le coupable ? L’insubmersible Georges Frêche. Martine Aubry a rendu le meilleur des services au Président de la région Languedoc-Rousillon en l’excommuniant et en lui retirant l’ambigu soutien sans investiture qui avait prévalu jusqu’à présent.
Frêche fait désormais feu sur le quartier général et part en guerre contre les apparatchiks socialistes. Les sondages lui accordent une large avance sur la liste officiellement présentée par le PS. Tous les caciques locaux sont derrière lui, à quelques exceptions près. Il paraît même que d’autres barons régionaux sont prêts à passer outre les consignes officielles en se déplaçant à Montpellier pour le soutenir.
Le désordre est total. Du coup, on voit mal comment une victoire de Frêche le 21 mars prochain pourrait être revendiquée par Martine Aubry…
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février 20th, 2010
Révolution de palais au Conseil constitutionnel ! A écouter les bruits de couloirs, l’intansigeant Jean-Louis Debré, qui préside l’institution de la rue Montpensier, a déjà manifesté son courroux: un membre du Conseil constitutionnel qui l’est encore pour quelques jours a, en effet, rompu avec fracas le traditionnel devoir de réserve des Sages qui, rappelons-le, siègent neuf ans!
C’est Pierre Joxe qui commet ce crime de lèse-majesté : il raconte ses tourments dans un livre sobrement intitulé Cas de conscience (Editions Labor et Fides). L’ancien ministre socialiste a failli démissionner plusieurs fois, frustré qu’il était de ne pas pouvoir exprimer publiquement son « opinion différente » sur plusieurs décisions du Conseil constitutionnel.
Joxe fait aussi le passionnant récit de sa longue carrière au service de l’Etat : Député, Ministre de l’Intérieur puis de la Défense, Président de la cour des Comptes. Il nous parle avec précision de ces quelques tranches de vie où il lui a été bien difficile de concilier morale et politique. Avec une question lancinante : peut-on exercer le pouvoir en restant fidèle à ses convictions les plus profondes ?
A lire pour mieux comprendre ces hommes qui nous gouvernent…
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février 12th, 2010
La reconquête des Berges de Maine encore. Les nombreux commentaires et échanges sur ce blog suite à la réunion publique de la semaine dernière m’incitent à rappeler la position du groupe Angers, Choisir l’avenir.
Nous sommes favorables à l’idée que la Maine puisse devenir un vrai lieu de vie : c’est d’ailleurs ce que nous avions proposé pendant la campagne électorale. Mais il existe trois préalables avant de penser sérieusement à se réapproprier les rives de notre fleuve :
- Mettre en place une liaison Sud pour résorber la circulation de la Ville en général, et des voies sur berges en particulier
- Réaliser la 2nde ligne de tramway
- Redéfinir le Plan Local d’Urbanisme
Nous ne prêchons pas dans le désert puisque les Angevins consultés dans le cadre du plan climat ont rappelé la nécessité de définir dès maintenant le tracé de la 2ème ligne de tramway . Mieux encore : le récent rapport du Conseil de développement a enfoncé le clou sur ce sujet-là. A lire sur son site :
http://conseil-dev-loire.angers.fr
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février 8th, 2010
Il y avait du monde mercredi dernier à la première réunion publique du Maire sur le projet de reconquête des Berges de Maine. Les Angevins s’y intéressent : c’est tant mieux ! Et ils ne sont pas au bout de leurs surprises !
A cette occasion, il a été, à nouveau, question de la fameuse rocade sud, comme notre groupe l’a souligné dans un communiqué de presse :
Vérité devant les élus ne l’est pas devant les Angevins. Cette fois, c’est dit : le Maire a convenu que le projet Berges de Maine ne va pas sans liaison sud. Une telle affirmation n’a pas échappé aux Angevins présents mercredi à la réunion publique. A la suite d’une question posée par un habitant des boulevards sud, le Maire a même affirmé qu’il était grand temps de réaliser cette liaison.
Souvenez-vous, à ce propos, du débat qui a eu lieu à l’agglomération en novembre. Les amis Verts de Jean-Claude Antonini étaient ravis d’avoir obtenu du temps avec l’ouverture d’une nouvelle concertation afin d’étudier un autre projet de liaison sud. Force est de constater que nous sommes toujours et encore dans les effets de communication.
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février 6th, 2010
Le bouillonnant maire de Mûrs-Erigné, Philippe Bodart, l’a affirmé hier dans Ouest-France : le choix de Frédéric Béatse pour conduire la liste départementale du PS aux régionales confirme sa position de favori dans la course à la succession de Jean-Claude Antonini à la mairie d’Angers.
C’est ce que j’écrivais ici en novembre dernier. Mais Bodart, membre du PS, va plus loin en proposant qu’Antonini désigne dès maintenant son dauphin pour en finir avec tous ces faux-semblants.
La sortie de Bodart ne peut que déranger ses camarades. Pour au moins deux raisons. D’abord, il est peu probable que Jean-Claude Antonini affiche clairement la couleur quatre ans avant les prochaines élections municipales : il a tout intérêt à laisser courir les rumeurs pour ne pas affaiblir son autorité politique.
Ensuite, Bodart dit tout haut ce que se dit tout bas dans le landerneau : c’est le PS qui désignera le candidat de la majorité municipale en 2014. A ce petit jeu là, Frédéric Béatse a une évidente longueur d’avance dans la maîtrise de l’appareil socialiste.
Petit rappel pour terminer : en 1998, Jean Monnier avait finalement adoubé celui qui s’était imposé au sein du PS angevin, un certain Jean-Claude Antonini…
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